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Par Emma Startup (Le Millennial)
Illustration generee par IAChangez la perspective de lecture. Le contenu factuel reste identique, seul le style et le ton varient.
Quand la politique énergétique se mêle à la crise du coût de la vie, c'est un peu comme un épisode spécial de The Handmaid's Tale saupoudré de réalité économique. D'un côté, les prix à la pompe font des siennes, de l'autre, on nous promet de surveiller les abus. Mon mood actuel ? Un mélange de désillusion profonde et d'espoir ténu de pouvoir un jour faire le plein sans vendre un rein.
Alors voilà le tableau. D'un côté de la planète , une ministre de l'agriculture nous explique gentiment que le gouvernement surveille les éventuels abus sur les prix des engrais, parce que bon, une crise mondiale, c'est pas une "opportunité commerciale". C'est mignon. C'est un peu comme quand ton patron te dit qu'il "comprend ta charge de travail" avant de te balancer un nouveau dossier urgent. On y croit, on y croit... En même temps, avec l'état de notre pouvoir d'achat, l'idée de quelqu'un qui se gave sur une crise, ça me donne des vibes de méchant dans un film d'action des années 90. Très cringe.
Et puis il y a l'autre drame, celui qui grève notre budget "sorties" (aka notre budget "nourriture" après le loyer) : les prix du carburant. En Allemagne , le gouvernement veut serrer la vis avec des règles de prix plus strictes pour calmer la flambée. Réaction de la lobby pétrolière ? Ils agitent le spectre de pénuries. Les politiciens, eux, parlent carrément d'"extorsion pure et simple". Le niveau de drama atteint des sommets dignes d'une saison de Succession. D'un côté, les grands groupes énergétiques qui font des profits monstrueux, de l'autre, nous, les millennials, qui calculons chaque trajet en voiture comme s'il s'agissait d'une expédition au Pôle Nord. La précarité, version carburant.
Mais attendez, il y a peut-être une lueur d'espoir, ou du moins, une tentative de justice. Toujours en Allemagne , le ministre des Finances fait étudier sérieusement une taxe sur les "super-profits" des entreprises de l'énergie. L'idée ? Que les bénéfices de crise servent à soulager... les pendulaires. En gros, faire payer ceux qui se gavent pour aider ceux qui crèvent à la pompe. C'est presque trop beau pour être vrai. Un peu comme l'idée d'un CDI stable ou d'un appartement dont on est propriétaire avant 40 ans. On y croit, on y croit... mais on a l'habitude des désillusions.
Finalement, cette histoire, c'est le parfait reflet de notre génération : on subit les conséquences de crises mondiales (merci la géopolitique), on se fait plumer par des acteurs économiques tout-puissants, et on regarde les gouvernements essayer de colmater les brèches avec des rustines. C'est notre quotidien, en plus glamour. Entre deux burnouts et trois recherches d'appartement impossibles, on apprend à survivre. On fait avec. C'est la vie de millennial.
Mon analyse de millennial désabusée ? C'est toujours la même rengaine. Les grands jeux économiques et géopolitiques ont des conséquences très concrètes sur nos portefeuilles déjà vidés par l'inflation, les loyers délirants et la recherche du Saint-Graal du CDI. Voir des entreprises profiter des crises, c'est le niveau ultime de la malchance générationnelle. La proposition de taxe sur les super-profits, c'est un peu le scénario idéal d'un épisode de Black Mirror où la justice sociale arriverait enfin. Mais entre l'idée et la réalité, il y a souvent... beaucoup de lenteur administrative. En attendant, on continue de swiper à gauche sur les annonces immobilières et à droite sur les offres d'emploi, en espérant que le prochain plein ne nous oblige pas à annuler Netflix. On survit.